Les électromécanique relais (EMR) est l'un des composants les plus fondamentaux du vaste écosystème des applications industrielles et de la conception de circuits, et c'est aussi l'un des plus mal perçus. Bien que des alternatives à l'état solide soient apparues, le relais EMR reste la base du circuit de commande moderne (qu'il s'agisse de machines industrielles lourdes ou d'électronique automobile de précision). Il est nécessaire en raison de sa capacité à fournir une isolation galvanique complète et à commuter des charges de grande puissance par le biais d'un signal électrique de faible puissance.
Néanmoins, le mauvais choix du relais peut entraîner des défaillances désastreuses du système, telles que le soudage des contacts, l'épuisement de la bobine et l'interférence des signaux. Ce manuel est un guide ultime pour les ingénieurs, les responsables des achats et les techniciens. Nous démontons la mécanique des relais électriques, analysons les différences critiques entre les options mécaniques et à semi-conducteurs, et fournissons un cadre de sélection étape par étape. À la fin, vous aurez une compréhension complète du principe de fonctionnement des relais électromécaniques et de la manière de résoudre les problèmes courants.Anatomie et principe de fonctionnement des relais électromécaniques
Anatomie et principe de fonctionnement des relais électromécaniques
À la base, un relais électromécanique est un interrupteur à commande magnétique. La conception fondamentale repose sur des principes électromagnétiques établis en 1835 par Joseph Henry, le scientifique américain historiquement reconnu comme l'inventeur du relais électromécanique. Aujourd'hui encore, ce composant fait le lien entre le monde numérique de la logique (microcontrôleurs, automates programmables) et le monde physique de l'énergie (panneaux de contrôle, moteurs, chauffages, lumières).
La compréhension de l'anatomie interne est la première étape de la maîtrise d'un fonctionnement fiable :
- La bobine (La Actionneur): Il s'agit d'un fil enroulé autour d'un noyau de fer doux. Loi d'Ampère Lorsque le courant passe dans cette bobine, il produit un champ magnétique.
- L'armature (la partie mobile) : Une plaque de fer mobile placée près de la bobine. Lorsque la bobine est alimentée, le champ magnétique attire l'armature, surmontant la tension d'un ressort de rappel.
- Les contacts (Les Interrupteur): Ce sont des points conducteurs qui sont reliés à l'armature et qui ferment ou ouvrent le circuit de haute puissance.
- Le ressort (le mécanisme de réinitialisation) : Lorsque l'alimentation de la bobine est coupée, le champ magnétique s'effondre et le ressort ramène l'armature à sa position de repos.

L'hystérésis physique :
L'hystérésis est un aspect souvent négligé du fonctionnement des relais. La tension nécessaire pour faire entrer l'armature (tension d'enclenchement) est toujours supérieure à la tension à laquelle elle se déclenche (tension de déclenchement). Par exemple, un relais de 12 V peut s'enclencher à 9 V et ne pas s'enclencher tant que la tension n'est pas inférieure à 3 V. Cet effet de verrouillage mécanique empêche le relais de s'enclencher. Cet effet de verrouillage mécanique empêche le relais de “bavarder” (s'allumer et s'éteindre rapidement) si la tension de commande fluctue légèrement.
Classification des relais : Les dimensions des 6 noyaux expliquées
Un “relais” est un terme qui englobe une gamme colossale d'éléments utilisés dans diverses applications. Pour choisir l'appareil adéquat, il faut les classer en six dimensions.
Par principe de travail (avec avantages et inconvénients)
Bien que ce guide soit consacré aux DME, il convient de s'informer sur le paysage des différents types de DME.
- Relais électromécaniques (EMR): Le type de relais standard décrit ci-dessus.
- Pour : Faible coût, isolation électrique totale, résistance aux transitoires et aux surtensions, aucun dissipateur thermique n'est nécessaire. L'un des principaux avantages de la technologie des relais électromécaniques est leur robustesse.
- Cons : L'usure mécanique entraîne un cycle de vie limité ; la vitesse de commutation est plus lente (plage de ms) ; bruit audible.
- Relais à semi-conducteurs (SSR) : Utilise des semi-conducteurs (thyristors/MOSFET) pour commuter des charges sans pièces mobiles.
- Pour : Durée de vie mécanique infinie, fonctionnement silencieux, commutation ultra-rapide.
- Cons : Coût plus élevé, production de chaleur importante (nécessite des dissipateurs de chaleur), sensible aux pics de tension, courant de fuite existant même lorsqu'il est “éteint”.”
- Relais Reed : Il s'agit de deux anches de nature magnétique placées dans un tube de verre.
- Pour : Scellé hermétiquement (adapté aux conditions dangereuses), rapide.
- Cons : Capable uniquement de traiter des courants très faibles (niveau de signal), souvent observés dans les équipements de télécommunication.
Par scénario d'application (automobile et sécurité)
- Objectif général : Relais standard utilisés dans les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation, les appareils électroménagers et les systèmes d'automatisation de base.
- Relais automobiles : Spécialement conçu pour résister aux vibrations, aux fluctuations de température (de -40°C à +125°C de température ambiante) et aux systèmes de courant continu 12V/24V des véhicules.
- Sécurité Relais : Critiques dans les environnements industriels (par exemple, arrêts d'urgence, barrières immatérielles). Ils sont guidé par la forcecontacts et donc, lorsqu'un contact normalement ouvert (NO) fusionne, un contact normalement fermé (NC) ne peut pas fusionner mécaniquement. Cela permet au système de surveillance de détecter un défaut et d'empêcher le redémarrage d'une machine.
Par actionnement : Monostable et verrouillage
- Monostable (sans verrouillage) : Le relais reste dans son état actif seulement pendant que le courant circule dans la bobine. Il revient à la valeur par défaut en cas de coupure de courant. C'est la norme de sécurité de la plupart des machines.
- Verrouillage (bistable) : Le relais utilise une impulsion pour changer d'état et se “verrouille” mécaniquement ou magnétiquement dans cette position. Il faut une deuxième impulsion (ou une inversion de polarité) pour le réinitialiser. Ils permettent d'économiser de l'énergie dans les appareils à faible consommation fonctionnant sur batterie, mais sont dangereux dans le cas d'équipements qui doivent être arrêtés lorsque l'alimentation est coupée.
Par configuration de contact (NO, NC, CO)
- NO (Normalement ouvert / Forme A) : Le circuit est déconnecté lorsque le relais est désactivé.
- NC (Normalement Fermé / Forme B) : Le circuit est connecté lorsque le relais est désactivé.
- CO (inverseur / SPDT / forme C) : Ils sont dotés d'une borne commune qui permet de passer d'un contact NO à un contact NF. Ces contacts inverseurs offrent la plus grande souplesse d'utilisation.
Par paquet et par style de montage
- PCB Le montage : Les broches sont soudées directement sur un circuit imprimé, ce qui est courant dans l'électronique grand public.
- Plug-in / Socket Mount : Le relais se branche sur un socle (monté sur rail DIN). C'est le standard industriel car il permet aux équipes de maintenance de remplacer un relais usé en quelques secondes sans soudure.
- Panneau/Bride Le montage : Boulonné directement sur un châssis, généralement pour les environnements soumis à de fortes vibrations.

Par capacité de charge (rapport signal-puissance)
- Relais de signalisation : < 2A. Les contacts sont souvent plaqués or pour éviter que l'oxydation ne bloque les signaux à basse tension.
- Relais de puissance : Capacité de 10A-30A. Conçus pour la commutation de moteurs et d'appareils de chauffage dans les systèmes d'alimentation.
- Contacteurs : > 30A. Techniquement, les contacteurs appartiennent à une catégorie différente, mais dans la pratique, il s'agit de relais géants utilisés pour commuter des tensions ou des puissances élevées.
Relais électromécanique vs. SSR : Une comparaison approfondie
Le dilemme auquel sont confrontés les ingénieurs est généralement le suivant : Dois-je m'en tenir à un relais EMR conventionnel ou passer à un relais SSR ? Même si les relais SSR sont modernes, les relais EMR restent les plus préférables en termes d'applications spécifiques dans l'automatisation industrielle générale en raison de leur efficacité thermique et de leur coût.
La comparaison critique présentée dans le tableau ci-dessous vous aidera à prendre votre décision :
| Fonctionnalité | Relais électromécanique (EMR) | Relais à semi-conducteurs (SSR) | Gagnant |
| Coût initial | Faible | Élevé (2 à 10 fois le coût du DME) | EMR |
| Dissipation de la chaleur | Négligeable (fonctionne au frais) | Élevé (nécessite des dissipateurs de chaleur encombrants) | EMR |
| Isolation électrique | Excellent (Entrefer) | Bonne (optique/galvanique) | EMR |
| Tolérance de surcharge | Élevée (peut survivre à de brèves surtensions) | Faible (les semi-conducteurs tombent en panne instantanément) | EMR |
| Durée de vie de la commutation | Limité (cycles de $10^5$ à $10^7$) | Infini (si l'appareil est utilisé dans les limites des spécifications) | SSR |
| Résistance des contacts | Très faible (fourchette de mΩ) | Plus élevé (chute de tension) | EMR |
| Vitesse de commutation | Lent (5ms - 25ms) | Rapide (<1ms ou passage à zéro) | SSR |
| Mode de défaillance | Habituellement ouvert (sûr) | Généralement court-circuité (dangereux) | EMR |
Le verdict : Pour les commutations à haute fréquence (par exemple, le contrôle d'un chauffage PID qui émet des impulsions toutes les secondes), utilisez un relais SSR. Pour les commandes générales de marche/arrêt, les circuits de sécurité et le démarrage des moteurs lorsque l'espace de chauffage est limité, le relais électromécanique reste le roi.
Comprendre les charges inductives et les circuits de protection des contacts
Un relais de 10 “ampères” n'a pas nécessairement la capacité de faire fonctionner un moteur de 10 ampères. C'est la cause la plus fréquente de défaillance des relais dans divers scénarios industriels.
La physique de la rétroaction inductive : Lorsqu'un relais déconnecte une charge résistive (comme un radiateur), le courant s'arrête instantanément. Cependant, lorsqu'il ouvre une charge inductive (par exemple un moteur, un solénoïde ou une autre bobine de relais), le champ magnétique stocké dans la charge s'effondre. Cela génère une très forte pointe de tension inverse (Back EMF) de plusieurs milliers de volts.
V = L (di/dt)
Cette pointe de tension saute sur les contacts de relais des contacts d'ouverture en formant un arc électrique. Cet arc agit comme un coupeur de plasma miniature, piquant la surface du contact, provoquant une accumulation de carbone ou soudant les contacts entre eux.

Déclassement et protection :
- Dérogation : Un relais prévu pour une charge résistive de 10 A (AC1) peut n'être prévu que pour une charge inductive de 2 A (AC15). N'oubliez pas de vérifier les fiches techniques des puissances nominales des moteurs (HP).
- Protection :
- Diode Flyback : Placé à travers des charges DC (polarisation inverse) pour recirculer l'énergie.
- RC Snubber : Elle est appliquée aux charges de courant alternatif afin d'absorber l'énergie.
- Varistor (MOV) : Il permet d'écrêter les pointes de tension pour les charges CA de forte puissance, en fonctionnant de la même manière que les dispositifs de protection contre les surcharges.
Piloter des relais avec des microcontrôleurs (Arduino/ESP32) et des automates programmables (PLC)
Les systèmes de contrôle modernes pilotent rarement les relais directement.
- Le problème : Une broche GPIO d'Arduino délivre 5V à ~20mA. Une bobine de relais industriel typique de 12V nécessite ~40-100mA. Une connexion directe ruinera le microcontrôleur (ou d'autres appareils électroniques).
- La solution : Utiliser un circuit d'attaque. Un transistor (BJT ou MOSFET) agit comme un élément de commutation. Le microcontrôleur envoie un signal à la base/grille du transistor et le transistor active l'augmentation du courant/tension à la bobine du relais.
- L'isolement : Pour garantir la fiabilité dans l'industrie, un Optocoupleur doit être utilisé entre le microcontrôleur et le transistor pour s'assurer que le bruit sur les bobines du relais ne réinitialise pas le processeur.
Guide étape par étape pour sélectionner le bon relais électromécanique
La sélection n'est pas seulement une question de tension ; il s'agit d'adapter le composant à l'environnement et aux exigences du cycle de vie de votre environnement de déploiement spécifique.
Adaptation des valeurs nominales de tension et de courant
- Tension de la bobine : Doit correspondre à votre système de contrôle (par exemple, 24VDC pour les armoires industrielles standard, 12VDC pour l'automobile, 110/220VAC pour le réseau d'un bâtiment).
- Contact Rating : Cette valeur doit être supérieure au courant de charge. Règle empirique : Choisissez un relais avec un calibre 30% plus élevé que votre charge en régime permanent pour gérer les courants d'appel.
Choisir le bon matériau de contact
Tous les contacts “argentés” ne sont pas égaux. L'alliage utilisé joue un rôle important dans la résistance au soudage et à l'arc du relais.
| Matériau de contact | Caractéristiques | Meilleure application |
| AgNi (nickel argenté) | Bonne conductivité électrique, faible résistance de contact. | Charges résistives, commutation de signaux généraux. |
| AgCdO (oxyde de cadmium argenté) | Excellente résistance à l'arc. Remarque : non conforme à la directive RoHS dans de nombreuses régions. Non conforme pour de nombreuses applications typiques. | Vieilles charges inductives lourdes. |
| AgSnO2 (oxyde d'argent et d'étain) | Propriétés anti-soudure supérieures, haute stabilité à la chaleur, conforme à la directive RoHS. | Courants d'appel élevés (moteurs, DEL), automatisation industrielle. |
| Ag + Au (plaqué or) | Empêche la formation d'une couche d'oxydation. | Signaux logiques de bas niveau, commutation peu fréquente. |
Recommandation : Pour les machines industrielles impliquant des moteurs ou des charges capacitives (pilotes de LED), donner la priorité aux éléments suivants AgSnO2 afin d'éviter un échec prématuré.
L'importance du contrôle de la qualité par le fabricant
Le secteur industriel est directement proportionnel à la lignée du fabricant en termes de qualité des pièces. Un relais peut avoir le même aspect extérieur. Cependant, à l'intérieur, il peut y avoir des différences dans la tension des ressorts ou l'emplacement des contacts mobiles, ce qui entraîne une défaillance prématurée.
Ne vous contentez pas de la fiche technique lorsque vous choisissez un fournisseur. Vous devez avoir un partenaire qui dispose d'un bon écosystème de fabrication. En voici un exemple, OMCH, fondée en 1986, a mis des décennies à perfectionner l'art de la production de pièces automatisées.
- Cohérence: L'OMCH compte plus de 72 000 clients dans le monde entier et pour s'assurer que le 10 000e relais fabriqué est identique au premier, l'entreprise dispose de 7 lignes de production spéciales.
- Fiabilité certifiée : Recherchez des fabricants qui détiennent IEC, CE, CCC et ISO9001 les certifications. Il ne s'agit pas de simples logos, mais de la garantie que les relais ont été soumis à des tests rigoureux (électriques et mécaniques) tout au long de leur cycle de vie.
- Achats à guichet unique : Les responsables des achats bénéficieront grandement de la simplification de la chaîne d'approvisionnement. Non seulement OMCH dispose d'un “L'avantage du ”guichet unique dans la fourniture de relais (plus de 3000 spécifications), mais aussi de capteurs, d'alimentations et de composants de distribution qui s'interfacent avec eux. Cela facilite la compatibilité et la fourniture de services après-vente.

Considérations environnementales (scellé ou ventilé)
- Flux Tight : Protège contre le flux de soudure mais pas contre le lavage.
- Lavage étanche (scellé) : Scellé à l'époxy. Nécessaire si le circuit imprimé est soumis à un nettoyage par immersion.
- Ventilé : Standard pour les relais enfichables. Permet l'évacuation de l'ozone produit par l'arc électrique et augmente la durée de vie des contacts dans les commutations à haute puissance.
Dépannage, entretien et modes de défaillance courants
Même les meilleurs relais ne suffisent pas. La détection précoce des symptômes permet d'éviter les temps d'arrêt.
Maintenance Conseil : Les relais sont des consommables. Ils doivent être remplacés de manière proactive, non seulement lorsqu'ils tombent en panne, mais aussi dans les applications critiques, en fonction du nombre de cycles ou de l'usure de la position de contact.
Matrice de diagnostic :
| Symptôme | Cause probable | Solution recommandée |
| Le relais “clique” mais la charge est éteinte | Accumulation de carbone sur les jeux de contacts (haute résistance). | Vérifier la chute de tension entre les contacts. Si >0,5V, remplacer le relais. Vérifier si la charge est trop faible pour le matériau du contact (courant de mouillage). |
| La charge reste activée après une coupure de courant | Micro-soudure des contacts due au courant d'appel. | Risque immédiat pour la sécurité. Remplacer le relais. Passer à des contacts AgSnO2 ou ajouter des limiteurs de courant d'appel. |
| La bobine devient extrêmement chaude / odeur de brûlé | Surtension sur la bobine ou chaleur ambiante. | Vérifier la tension de commande. S'assurer que le calibre de la bobine du relais correspond à l'alimentation (par exemple, ne pas mettre 24 V sur un relais de 12 V). |
| Bruit de bourdonnement / bavardage | Tension de bobine insuffisante ou anneau de déphasage de la bobine CA cassé, entraînant un mouvement erratique de l'armature ou une force magnétique faible. | Vérifier la présence d'une chute de tension sur la ligne de commande. En cas de pilotage d'une bobine AC par une bobine DC (ou vice versa), corriger immédiatement. |
Conclusion
Le relais électromagnétique est toujours un élément essentiel du contrôle industriel, avec une combinaison spéciale d'isolation électrique, de commutation à haute puissance et de prix abordable qui ne peut pas toujours être égalée par les alternatives à semi-conducteurs. Mais le composant seul ne garantit pas la fiabilité du système ; celle-ci dépend d'une connaissance très précise des caractéristiques de la charge, des matériaux de contact et des circuits de protection. Les modes de défaillance les plus fréquents, tels que le soudage et l'arc électrique, peuvent être réduits par les ingénieurs qui apprennent à choisir les alliages de contact, c'est-à-dire à les adapter à certains courants d'appel, et par des mesures de maintenance proactives. Enfin, la mise en œuvre efficace de cet élément critique repose sur la transition entre le niveau supérieur des tensions nominales de base et les exigences globales des différentes applications et de la conception des circuits de sortie.



